sac Vatogba

L’histoire a commencé par la réalisation de dessins naïfs, aux crayons de couleurs. Puis les proportions se sont améliorées, et le style à suivi. Les tissus, bijoux et les accessoires ont été mis en œuvre dans les dessins et cela a donné des tableaux de modèles très originaux qui sont vite devenus des créations. Ensuite, vinrent les stages, puis l’acquisition de machines et de bustes mannequins. La technique du montage a été maîtrisée et la création de prototypes a commencé.

Vatogba semble ne pas contrôler le processus par lequel il crée. Ce processus est immédiat, passionnel et très peu intellectuel. Lui-même parle de ses créations comme « d’êtres » et non pas comme des choses. Avant qu’elles ne se matérialisent, il en rêve, elles l’empêchent parfois de dormir. Une création en devenir devient obsession. Un motif exclusif d’excitation qui ne se calmera que lorsque la naissance aura eu lieu. L’urgence de la création l’emporte sur les considérations matérielles, rien n’est trop beau ni trop cher. Le boire et le manger passent en dernier et s’il manque une soie ou une dentelle : c’est la catastrophe.

Pendant le temps de création d’une robe, Vatogba dit : « elle arrive… ». Il la compare déjà à la précédente, qu’elle surpasse et rend jalouse… Mais cette première place ne tient pas très longtemps ; elle est déjà menacée par la prochaine… parfois même les derniers détails et finitions sont remis à plus tard parce que la robe suivante a pris la priorité. Il arrive également qu’une idée nouvelle arrive en cours de route, et ce qui devait être un simple bustier devient finalement une robe… ou bien l’inverse.

REGARD SUR UN CREATEUR

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